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Le coût caché du grignotage

Et si vos encas répondaient davantage à des envies qu’à la faim ?

 

Le grignotage ne se résume pas à un simple apport calorique supplémentaire. Les aliments transformés destinés à être consommés en encas sont souvent conçus pour être difficiles à arrêter, grâce à des associations de sucre, d’huile, de sel, d’arômes, de textures et à leur facilité de consommation répétée. Ils sont pensés pour que la bouchée suivante soit toujours accessible. Lorsque le grignotage intervient en cas de stress, de fatigue, d’ennui ou lors de moments sociaux, il peut devenir une forme d’automédication. Chaque bouchée procure un soulagement temporaire, mais renforce aussi l’habitude.

 

Le coût s’alourdit lorsque le grignotage devient machinal. Manger devant la télévision, en travaillant ou en discutant avec des amis peut allonger la durée de consommation, maintenant la digestion active, la glycémie élevée et sollicitant davantage l’insuline. Lorsque les encas sont associés à l’alcool, il est encore plus facile d’en abuser, car l’alcool apporte de l’énergie, diminue les inhibitions, affaiblit le contrôle de soi et favorise la répétition du grignotage.

 

Ne comptez pas sur la volonté en arrivant affamé. Avant un événement social, mangez un aliment protecteur, comme des carottes, du concombre, des poivrons, de la courgette, du céleri ou d’autres légumes. Rendez ces aliments visibles et faciles d’accès à la place des aliments transformés. Ajoutez des sauces naturelles rassasiantes, comme un houmous pauvre en huile à base de pois chiches, de lentilles, de haricots blancs ou d’autres légumineuses. Gardez à disposition de l’eau pétillante, des infusions, de l’eau citronnée, de l’eau minérale et des boissons sans alcool pour éviter que l’alcool ne devienne le choix par défaut.

 

À la maison, évitez de manger directement dans un sachet, une boîte ou un grand saladier. Si vous souhaitez un encas devant un film ou un match, servez une petite portion dans une assiette et laissez l’emballage dans la cuisine. Cela crée une pause avant de vous resservir et interrompt le geste automatique main-bouche. Mastiquez lentement, reposez l’assiette entre chaque bouchée et laissez l’encas se terminer au lieu de le laisser se prolonger en arrière-plan.

 

À essayer

 

  • Retirez les aliments transformés destinés au grignotage de la maison, ou placez-les hors de vue et d’accès facile.
  • Mangez suffisamment lors des repas afin que les collations ne compensent pas des repas trop petits, trop rapides ou trop raffinés.
  • Consommez des légumes ou un autre aliment riche en fibres avant les événements sociaux.
  • Remplacez les aliments transformés destinés au grignotage par des légumes, des fruits, des légumineuses ou du houmous pauvre en huile.
  • Gardez de l’eau pétillante, des tisanes, de l’eau citronnée ou des boissons sans alcool à disposition pour que l’alcool ne soit pas le choix par défaut.
  • Évitez de grignoter en cas de fatigue, de contrariété, d’ennui ou de stress. Buvez de l’eau et marchez à l’extérieur à la place.
  • Servez une portion sur une assiette et laissez le sachet, la boîte ou le contenant dans la cuisine.
  • Mâchez lentement, faites une pause entre chaque bouchée et arrêtez-vous lorsque la portion prévue est terminée.
  • Arrêtez de manger après le dîner et ne prenez pas de collation en soirée. Terminez la journée alimentaire avec une tisane, de l’eau pétillante, en vous brossant les dents ou en quittant la cuisine.
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Le schéma est simple : éliminer le déclencheur, arriver préparé, choisir des alternatives plus sûres, marquer une pause avant de manger, se rappeler qu’une envie n’est pas un ordre, puis clôturer la journée alimentaire.

 

Pourquoi c’est important

 

  • Évitez d’avoir faim ou de ressentir une baisse d’énergie peu après avoir mangé.
  • Évitez le brouillard mental et le manque de concentration.
  • Évitez de transformer le stress, l’ennui ou la fatigue en alimentation.
  • Évitez la sensation de lourdeur, de ballonnements ou de lenteur.
  • Évitez que l’alcool ne transforme le grignotage en excès alimentaire.
  • Évitez les calories vides qui compliquent la gestion du poids.

 

Ce qu’il ne faut pas faire

 

  • Ne laissez pas les aliments transformés à grignoter visibles et facilement accessibles.
  • Ne grignotez pas directement dans un sachet, une boîte ou un saladier partagé.
  • N’utilisez pas les encas comme première réponse au stress, à la colère, à l’ennui ou à la fatigue.
  • N’arrivez pas à des événements sociaux en ayant faim en comptant uniquement sur votre volonté.
  • N’associez pas systématiquement les encas à l’alcool lors de vos soirées ou rencontres.
  • Ne continuez pas à manger après le dîner simplement parce que la cuisine reste accessible.

 

L’essentiel

Se grignoter devient problématique lorsque cela cesse d’être un choix et se transforme en habitude. L’objectif n’est pas d’interdire toute collation, mais d’éviter que l’alimentation irréfléchie, émotionnelle ou sans fin ne prenne le contrôle de la faim, de l’énergie et de la gestion du poids.

 

Il s’agit de l’un des comportements quotidiens abordés dans « Living Well Without Diabetes, A Practical Approach to Glucose Control », disponible sur Amazon dans le monde entier. L’objectif n’est pas la restriction, mais de structurer les repas et les routines afin de limiter les envies, de soutenir une énergie plus stable et de vous permettre de passer la journée sans avoir sans cesse besoin de manger.

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